Le prodige Hatem Ben Arfa, 29 ans, était ce lundi devant la presse à l’auditorium du Parc des Princes. Décontracté, le nouveau joueur du PSG a répondu à sa manière, très brièvement.

Tu peux faire partie des cinq meilleurs joueurs du monde. Tu te retrouves dans une grande équipe. Est-ce que le PSG peut t’aider à passer un palier et rejoindre le club des tout meilleurs joueurs au monde ?
Oui bien sûr !

Comment vis-tu les moments actuels ?
Ce n’est que du bonheur. Il y a un an, j’étais au chômage. Aujourd’hui, je me retrouve dans l’un des meilleurs clubs au monde. Je savoure. La route est encore longue. Je suis déjà très content de ce qui se passe en ce moment.

Te sens-tu capable de côtoyer de grands joueurs et de t’épanouir ?

Bien sûr, je suis prêt, sinon je ne serai pas venu. Vous allez voir que je suis prêt et que tout va bien se passer.

Tu as confié sur le site du club qu’à dix minutes près tu signais à Séville…
En effet, j’étais tout proche de signer à Séville. J’ai eu des discussions. Les dirigeants parisiens m’ont convaincu que si je voulais gagner la Ligue des Champions, il fallait que choisisse Paris. Cela m’a bien fait réfléchir. J’ai opté pour ici. C’est vraiment le projet sportif qui m’a apporté toutes les réponses.

A 29 ans, as-tu l’impression de raccrocher les wagons ? Est-ce une dernière chance pour toi afin d’exploser au plus haut niveau ?
En venant ici, j’ai la possibilité de passer encore un palier. A moi de travailler pour élever mon niveau et progresser. C’est une fierté d’être ici. J’ai beaucoup de chance.

Le numéro 10 (ex-Ibrahimovic) était libre et pourtant tu as choisi le 21. Pourquoi ?
J’ai demandé les numéros qui étaient disponibles. Comme j’aime beaucoup l’Equipe 21, j’ai opté pour le 21.

Tu as évolué à Lyon, Marseille, Nice. Attends-tu un match en particulier dans le calendrier ?
Nice, car c’est le club qui a été le plus important pour moi jusqu’à présent. Je suis pressé de retourner là-bas et Nice-PSG est le match que j’attends le plus.

Tu es né à Clamart en région parisienne. Qu’est-ce que cela représente pour toi de signer au PSG ?
Dans ce pays, il y a un seul club qui a gagné la Ligue des champions, c’est l’OM. Aujourd’hui, il manque ce trophée au PSG. Ce serait énorme de le rempoter avec ce club. C’est faisable. En plus je retourne à la maison, je suis né et j’ai grandi ici.

Tu as eu des contacts avec Séville, mais on a aussi parlé de l’Atlético et du Barça…
Pour être sincère, la rumeur du Barça était vraie, celle de l’Atlético fausse. Celle de Séville était vraie et j’ai failli y signer.

Les supporters parisiens doivent combler le vide après le départ d’Ibrahimovic. Ressens-tu la responsabilité d’apporter des émotions au public ?
On ne joue pas le même poste. J’espère apporter ce que je fais de mieux, donner de l’émotion aux gens. A chaque fois, on me complimente là-dessus, je vais essayer de donner tout ça ici au Parc, un stade habitué au spectacle. Nous ne sommes pas les mêmes. Je vais apporter quelque chose de différent.

Que peux-tu apporter ?
Je suis un joueur offensif. Je peux jouer dans l’axe, à gauche, à droite. J’apporterai en fonction où le coach souhaite me positionner.

Tu as sans doute été déçu de ne pas avoir été retenu en Bleus. Signer au PSG est-ce une revanche ?
Si on m’avait donné le choix, j’aurais opté pour le PSG. Ce n’est pas une revanche. Cela compense vraiment largement de ne pas avoir fait l’Euro.

Propos recueillis par Florian Dacheux