Le jour s’est levé sur un retour, forcément gagnant pour leurs fans. Le retour de Téléphone. Téléphone, oui mais sans Corine… Même s’ils ont bien changé, et qu’ils n’ont plus de fils à la patte, les téléphones sont rebranchés. Nous, on appelle ça des smartphones, eux se sont appelés les Insus (portables…). Pourtant, ça, c’est vraiment eux, avec ces tubes increvables. Ils sont restés loin de nous (un peu trop loin). Mais hier, l’argent n’était pas trop cher à 16€80 pour les 300 chanceux, qui ont pu se replonger dans des temps enfouis. Ce soir est ce soir, et Cendrillon n’est plus orpheline. Cracheront-ils leur venin dans une prochaine tournée ? Ou alors partiront-ils à New York sans nous ?

Mais s’il doit y avoir une dure limite, ce sera celle de la création. Plus que de s’éclater devant des salles combles ou un hypothétique Stade de France*, auront-ils la force, sauront-ils vaincre le vaudou et passer au-dessus des dunes, pour réaliser ce que je veux vraiment : un nouvel album ? Alors peut-être qu’on remontera en voiture dans un nouveau métro, qui ne sera pas de trop… En attendant, moi, je retourne jouer mes trois balles au flipper, en espérant ne pas me faire éjecter dans le bumper d’en face.

* pas une première pour Jean Louis Aubert, qui a été le premier artiste à jouer dans ce stade, en juillet 1998, en première partie des Rolling Stones. Nous referait-il une entrée sur scène caché sous un drapeau français qu’il disait avoir retrouvé dans les vestiaires 😉 ?