Inauguration ce vendredi 12 mai du CEVAD, en plein centre ville de Carpentras. Nous avons pu rencontrer Guillaume LIFFRAN Directeur du CEVAD et Alain GRASSI Président de l’APEI de Carpentras.

Retour en photos, en quatre questions et en podcast sur cette soirée

Qu’est-ce que le Cevad ?
CEVAD, cela signifie Centre d’Exposition et de Valorisation Artistique des Différences. Les adultes ayant des déficiences mentales ont des trésors artistiques à développer, nous avons créé ce centre pour pouvoir être reconnus et surtout pour pouvoir mettre en valeur les travaux réalisés. Ce centre va permettre aussi de montrer leurs oeuvres aux côtés d’autres artistes contemporains. Donc on aura à la fois des oeuvres d’artistes handicapés et des oeuvres d’artistes reconnus.

Quel est l’objectif à plus long terme ?

L’objectif à plus long terme mais aussi à court terme c’est qu’ils aient une reconnaissance et qu’ils puissent s’intégrer dans le milieu social. Certains handicapés peuvent s’intégrer par le travail mais d’autres ne le peuvent pas à cause de handicaps mentaux ou physiques trop lourds. Par contre ils ont des trésors d’expression artistique et ils peuvent l’exprimer par l’art. L’art est un atelier. Le but pour nos artistes est de nouer des contacts, et que grâce à ceux-ci ils puissent se faire connaître. En intégrant d’autres artistes de réputation française et mondiale ils vont pouvoir trouver d’autres sources que leurs motivations.

Y a-t-il d’autres expositions d’ores et déjà prévues en plus de l’inauguration ?
Aujourd’hui nous proposons l’exposition de Benjamin SABATIER. En juillet Yasmina BENABDERRAHMANE présentera ses oeuvres, puis en septembre Jean-François LEROY, et en novembre : François JACOB. On attaquera ensuite une nouvelle saison en mars 2018 avec notamment Maël NOZAHIC une artiste bretonne.

Combien de temps vont durer les expositions ?
Elles durent entre 2 et 3 mois, pour permettre aux écoles de la ville de venir, de voir les travaux, de rencontrer à la fois les artistes en situation de handicap et les artistes contemporains. L’idée est que ces écoles puissent venir découvrir ces travaux et l’art contemporain que l’on ne connaît que trop peu ici. En effet, les expositions sont très souvent payantes ou trop éloignées. Ici la structure est gratuite. On peut y expliquer la question du handicap, ainsi que la question de l’art contemporain. On réalise tous les jours des ateliers gratuits, pédagogiques. Pour ces ateliers, les professeurs nous sollicitent, différents thèmes peuvent y être abordés. Cette fois-ci ce sera le plâtre et le bois. La fois suivante ce sera un sujet différent. A chaque exposition, un thème et un atelier différents sont proposés.