L’enseignement privé attire de plus en plus d’élèves en Vaucluse. Un engouement dû autant au taux de réussite au baccalauréat, qui s’affiche régulièrement en tête des classements des établissements du département, qu’à la réputation d’un encadrement plus strict que dans le public.

En un an, les effectifs des 52 établissements privés du département ont encore augmenté. Seuls ceux des lycées professionnels et des EREA (Etablissements régionaux d’enseignement adapté) affichent un léger retrait. Pour les autres (écoles, collèges, lycée généraux ou technologiques) le nombre d’élèves est à la hausse pour s’établir à 16 810 élèves, contre 16 582 l’an dernier. Un chiffre en progression de 11,5% depuis 15 ans.

Dans le département, l’enseignement catholique accueille 11 000 élèves dans le secondaire (collèges et lycées) et 6 000 dans le premier degré (école maternelle ou élémentaire). Pour cela, il s’appuie sur près de 1 000 enseignants répartis dans 28 écoles, 13 collèges et 11 lycées implantés dans 22 communes vauclusiennes. Un engouement qui s’explique autant par les bons résultats de ces établissements, notamment en matière de taux de réussite au baccalauréat, que par la réputation d’un encadrement plus strict.

En effet, si cela fait plusieurs années consécutives que des établissements privés se classent en tête des palmarès des lycées du département, c’est surtout la qualité des conditions d’accueil scolaire qui explique le choix des parents. Ainsi, pour une minorité d’entre eux, le choix de l’enseignement catholique pour leur enfant est une question de conviction religieuse. Mais pour une grande partie, ce sont avant tout des critères de réussite scolaire et d’environnement. Il s’agit d’échapper à l’école publique, jugée laxiste ou mal fréquentée.

Pour preuve de cette tendance, le nombre d’enfants d’origine maghrébine inscrit dans les écoles catholiques. Bien qu’il n’existe aucune statistiques officielles liées aux origines des élèves, ce chiffre est en augmentation constante. Des enfants inscrits hors des critères religieux, mais parce que leur parents souhaitent leur donner les meilleures chances en les éloignant des établissements publics à trop mauvaise réputation. Un choix souvent difficile qui représente un sacrifice financier pour bon nombre de ses familles aux revenus modestes.

« Lorsqu’on commente les taux de réussite au bac, il faut prendre également en compte les capacités d’accueil. Dans le classement 2016, le lycée Aubanel d’Avignon et le lycée public de Vaison-la-Romaine, présentent des taux de réussite similaires; mais dans le premier cas, c’est 97% pour 1 600 élèves et dans l’autre, 98% pour 130 élèves. De même, dans la comparaison public/privé, des paramètres sont à considérer. Fondée sur la mixité sociale, la scolarisation dans le public est inclusive. Celle du privé est sélective. Il est ainsi logique que les taux de réussite soient, en moyenne plus élevés, dans le privé que dans le public. Dans le post-bac, on se rend compte que les élèves du privé et du public, réussissent de la même façon. Autrement dit, en pré-bac, la qualité de l’enseignement y est identique. Dans le Vaucluse, l’enseignement public regroupe près de 110 000 élèves, soit 80 % des jeunes scolarisés. Et en considérant l’enseignement supérieur, on atteint 90%. Finalement, la très grande majorité des élèves scolarisés dans le privé, finissent souvent leurs cursus dans le public. »

Philippe Tautou, Proviseur adjoint du Lycée Aubanel, personnel de la Direction de l’Education Nationale

9400 personnes

L’an dernier, 9 400 vauclusiens ont participé à une formation proposée par Pôle Emploi dans le cadre du plan national « 1 million de formations » initié début 2016 par la ministre du Travail Myriam El Khomri.

15,5% de non diplômés

En 2016, 15,5% des actifs vauclusiens étaient sans diplôme. C’est 2% de plus qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 3% de plus que la moyenne nationale.

7500 étudiants

Université pluridisciplinaire plus particulièrement tournée vers les agro-sciences, la culture et le patrimoine, l’université d’Avignon regroupe près de 7 500 étudiants, dont près de 4 000 dans l’intra-muros et plus de 3 000 à Agroparc, ainsi que 700 enseignants chercheurs et personnels administratifs et techniques. Avec près de 50% d’étudiants boursiers, cette université de proximité touche un nombre important d’étudiants non-mobiles qui n’auraient par ailleurs pas accès à un enseignement supérieur.

Un article publié par notre partenaire l’ECHO DU MARDI
dans son numéro spécial VAUCLUSE EN CHIFFRES 2017.