Alchimie entre richesses naturelles et activités humaines, les paysages de Vaucluse sont certainement le premier atout de ce territoire. Ils traduisent autant la qualité environnementale que l’impact du façonnage par l’homme.

Destination nature prisée par tous, le Vaucluse dispose d’un patrimoine naturel à la notoriété internationale. Entre les pentes du Ventoux, célébré par les cyclotouristes de la planète, la fontaine de Vaucluse, Graal de la spéléologie subaquatique mondiale, ou bien encore le Luberon, lieu de villégiature de l’intelligentsia, il ne manque vraiment pas d’atouts. Cinquième réserve aquifère au monde, le Vaucluse c’est aussi une forêt qui couvre 37% de son territoire. Un taux de boisement largement supérieur à celui de la moyenne nationale française (25,9%), avec de grandes forêts : les Monts de Vaucluse (37 700 ha), le Ventoux (19 950 ha) et le Luberon (12 500 ha). A elles seules, elles représentent près de la moitié des 140 000 ha de surfaces boisées du département.

La forêt prend donc ses aises en Vaucluse, puisqu’elle est en expansion régulière depuis 1987 (34,3% de la surface à cette date). Sur les 20 dernières années, la forêt vauclusienne a augmenté de plus de 35 000 ha, soit 5,5 fois la superficie de la commune d’Avignon. Mais la force des paysages de Vaucluse s’explique aussi par la main de l’homme. L’agriculture, qui représente un tiers de la surface du département, la viticulture (46% de ces surfaces agricoles, soit 50 000 hectares), mais aussi le patrimoine architectural. Un héritage si bien façonné par l’homme à travers le temps, qu’il s’inscrit tout naturellement aujourd’hui dans le paysage. Ainsi, ce n’est donc pas un hasard si le Vaucluse peut s’enorgueillir de compter 7 villages (Ansouis, Gordes, Lourmarin, Ménerbes, Roussillon, Séguret et Venasque) figurant parmi les 153 plus beaux de France.

« L’homme et la nature », c’est le titre d’une histoire qu’aurait pu écrire Jean Giono en s’inspirant du Vaucluse. La preuve ? La pierre sèche : alchimie entre environnement et construction. Bories, murettes, restanques… le Vaucluse abrite de nombreux sites qui constituent un savoir-faire ancestral que l’on tente désormais de préserver. Une richesse que l’association Pierre sèche en Vaucluse souhaite inscrire au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

« Outils de redynamisation des territoires ruraux, les Parcs naturels régionaux ont pour vocation d’aborder la question environnementale sous un autre aspect que réglementaire, sur la base de la conviction et de la mobilisation des différents partenaires et publics. Créé en 1977, le Parc naturel régional du Luberon est un territoire rural fragile où vivent 176 848 habitants dans 77 communes du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. Depuis sa création, le Parc a permis de faire de la qualité environnementale un critère de différenciation positif pour le territoire. Aujourd’hui, le Parc accompagne ce mouvement vers la transition
écologique et énergétique avec la mise en place notamment de mesures agri-environnementales au bénéfice des agriculteurs dans le respect de l’environnement, la gestion du patrimoine naturel sur les sites Natura 2000, ou la création de centrales villageoises pour la production locale d’énergies renouvelables. »

Dominique Santoni, Présidente du Parc Naturel Régional du Luberon et Maire d’Apt

13000 pêcheurs

Le Vaucluse compte 13 000 pêcheurs affiliés à la Fédération départementale de pêche. La structure basée à l’Islesur-la-Sorgue regroupe un réseau de 20 Associations agréées pour la pêche et la protection du milieu
aquatique (Aappma) et 20 Amicales de pêche du Vaucluse. L’an dernier, ces derniers ont notamment mis à l’eau 45 000 truitelles dans les cours d’eau de première catégorie du département.

6 000 m2 de prairie

La campagne vient désormais à la ville. En poursuivant la suppression des places de stationnement le long des remparts, la ville d’Avignon a permis la création de près de 6 000 m2 de prairie fleurie le long de l’enceinte moyenâgeuse. A cela s’ajoute les 1 700 arbres et arbustes que la cité des papes a installé le long du chemin des Canaux ou bien encore le prix de l’arbre attribué à la ville d’Avignon par le Conseil départemental de Vaucluse.

Un article publié par notre partenaire l’ECHO DU MARDI
dans son numéro spécial VAUCLUSE EN CHIFFRES 2017.