Et si le modèle de la zone d’activité dédiée exclusivement à l’économie avait vécu ? Aujourd’hui, la tendance est à la mixité des usages en regroupant logements, commerces, entreprises, fonctions sociales, loisirs, équipements culturels…

Aujourd’hui, la ville est multifonctionnelle. En matière d’aménagement, elle n’est donc plus pensée en termes de spécialisation distinguant l’habitat de l’activité économique ou des espaces de loisirs. Dans les grands espaces urbains d’activités comme Lyon confluence, Euralille ou l’île de Nantes la proportion de logements varie entre 26% et 55% alors que la part des activités économiques se situe entre 30% et 56%. Désormais, les zones d’activités s’intègrent dans les villes. C’est d’ailleurs tout l’enjeu du futur aménagement des 100 hectares de la zone de Courtine à Avignon confiée à l’architecte Catalan Joan Busquets, qui a notamment travaillé sur l’aménagement de Barcelone pour les Jeux olympiques de 1992.

Ce projet urbain autour d’une gare TGV, qui devrait accueillir 4 millions de voyageurs à l’horizon 2030, représente une opportunité unique de faire émerger un nouveau quartier d’intérêt métropolitain dont l’impact aura des conséquences sur une grande partie du département. L’ambition est d’y développer un pôle d’activités nouvelle génération capitalisant sur les atouts culturels de la Cité des papes (arts de la scène, design, numérique culturel), mais aussi de la logistique avec la réalisation d’un terminal trimodal. Courtine Confluence prévoit aussi d’accueillir une offre résidentielle diversifiée. Le tout en intégrant le risque et la vulnérabilité aux inondations de cette espace de 600 hectares en proposant des solutions architecturales expérimentales.

Pour autant, l’agglomération d’Avignon n’a pas attendu cette mode de la mixité. Ainsi, la zone du technopôle d’Agroparc, créée à l’origine en 1989 à destination exclusive des entreprises de l’agro-alimentaire, s’est depuis ouverte à d’autres secteurs d’activités et centres de recherche. Elle accueille aussi maintenant de nombreux logements et même des équipements culturels. Aujourd’hui, Agroparc est devenu un lieu de vie abritant 5500 salariés, presqu’autant d’étudiants et plusieurs milliers d’habitants. Bien sûr, les 3 665 ha de zones d’activités de Vaucluse ne vont pas devenir, elles-aussi, des lieux mêlant économie et habitat. Au
contraire, il reste encore de la place pour des zones à taille humaine comme celle du Perréal portée par la CCPAL (Communauté de communes Pays d’Apt-Luberon) et qui s’inscrit dans le cadre du label de qualité Ecoparc Vaucluse ainsi que des zones plus importantes comme celle qui doit voir le jour au Sud de Cavaillon sur 100 ha.

« Ce vent nouveau qui souffle autour des marques qui fleurissent dans nos collectivités, pour accompagner nos entreprises et booster notre économie, correspond à cette dynamique que nous avons adoptée à l’UP-Medef 84 pour un développement de notre territoire ‘Puissance 84’. Si nous voulons créer une marque à l’image de notre département, il faut mettre en place un marketing territorial ambitieux. Dans ce département à taille humaine nous avons encore la chance de pouvoir parler de proximité, alors pourquoi ne pas jouer collectif. Adopter une stratégie commune dynamique avec l’ensemble des acteurs du territoire en fédérant entreprises, institutions, collectivités ainsi que toutes les organisations patronales. Etre attentif à ce que chacun fait de mieux et le partager. Reprendre confiance face aux grandes métropoles, assumer et mettre en synergie nos forces, devenir une terre d’accueil d’entrepreneurs et, alors, nous ferons rayonner l’économie de notre département. »

Jacques Bres, Président de l’UP-Medef 84

67%

La commune de Carpentras représente 67% des surfaces de l’ensemble des zones d’activités de la Cove (Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin). En tout, l’agglomération, qui vient de lancer ses deux nouvelles marques de marketing territorial, dispose de 18 zones d’activités. Elles s’étendent sur près de 2 280 hectares et sont réparties entre 10 communes du territoire de la Cove.

1 537 entreprises

Entre 2006, date de sa création, et 2016, la ZFU (Zone franche urbaine) d’Avignon a vu le nombre d’entreprises, sur ce périmètre, passer de 565 à 1 537. Dans le même temps, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) a dénombré 976 embauches ouvrant droit à exonération.

Un article publié par notre partenaire l’ECHO DU MARDI
dans son numéro spécial VAUCLUSE EN CHIFFRES 2017.