Rencontre avec Vincent Legars, futur entraîneur de l’équipe de Nationale 2 de l’entente Mazan Ventoux Comtat Handball – Sorgues Handball 84

Vincent Legars, vous allez prendre en main les destinées de la nationale 2 dès à présent. Quel regard portez-vous sur ce groupe que vous connaissez bien ?

C’est un groupe de qualité, je pense que toutes les filles qui ont participé à l’aventure cette année ont prouvé qu’elles avaient des choses à apporter à l’équipe. Le point noir reste la densité de l’effectif…

Outre l’arrêt de Julie Ricard pouvez-vous nous parler de l’effectif de la saison prochaine ?

L’arrêt de Julie est un coup dur car elle fait partie des filles qui ont tout connu sur le niveau Sénior… Je respecte son choix et je le comprends, à certains moments on peut ressentir ce besoin de souffler. Il en va de même pour Célia qui fait le choix d’accompagner le futur groupe Pré-Nationale avec un investissement qui sera un peu moins important que sur la Nationale 2, et Audrey malheureusement souhaite également prendre du recul sur le jeu.

Ma priorité est donc de chercher à densifier un groupe déjà juste numériquement. Pour le moment je suis optimiste pour atteindre le chiffre de 15/16 joueuses. Les jeunes issues de la formation viennent compléter la base existante (intégration d’Anna Luna, Lola et Clémence) et l’arrivée de Mélina nous fera le plus grand bien sur un poste où nous avons été en difficulté cette année (Aile Droite). Il faut rajouter à cela le retour de Myriam qui nous fera également beaucoup de bien notamment sur le plan défensif et peut être encore le retour d’une ancienne -18… Avec l’ensemble des filles présentes cette année et les « Pôlistes » qui viendront également en cours de saison nous donner de l’énergie je crois vraiment en ce groupe !

Au sein de l’effectif 2018/2019 on dénombre beaucoup de jeunes issues de la formation, voir encore en formation. Quel bilan dressez-vous de cette saison au niveau des différentes équipes de jeunes ?

Cette année a été compliquée à vivre pour de nombreux groupes. Les résultats de toutes les équipes « convention » (hormis les -17) n’ont pas été à la hauteur de ce que nous espérions. Par contre lorsque l’on parle de formation, il ne faut pas regarder que les résultats des équipes. Nous avons joué dans les différents championnats avec des équipes qui ont été sans cesse en changement.

Le bilan de cette fin de saison est donc très positif avec l’intégration de 3 jeunes filles de -18 ans à la Nationale 2, de 4 autres au groupe Pré-Nationale, le maintien en structure « Pôle Accession » de 3 jeunes filles de Sorgues, les requalifications pour les -18 France, les -17 Elite et les -15 Elite… Un grand merci et toutes mes félicitations aux éducateurs qui œuvrent afin que le club et la structure « MS 84 » continue de se développer !

Parmi toutes ces jeunes filles certaines semblent avoir le potentiel pour intégrer à terme l’équipe première. Qu’avez-vous envie de leur dire pour y parvenir ?

C’est sûr que je vois dans tous les groupes « jeunes » des filles qui peuvent devenir de vraies bonnes joueuses de Nationale. Le seul message à passer pour moi est : « continuer à vous amuser, prenez du plaisir dans ce sport, et soyez à l’écoute de vos entraîneurs. L’investissement, le sérieux et la rigueur que vous mettrez dans vos entraînements se traduira forcement par des progrès ! »

Durant la saison qui vient tout juste de se terminer nous avons vu un niveau de jeu parfois de grande qualité, comme lors de la première mi-temps face à Frontignan. Comment expliquez-vous que cette équipe soit capable à certains moments d’élever ainsi son niveau de jeu et à d’autres moments de balbutier son handball ?

A mon sens et que je l’ai dit au début, je crois vraiment que les filles ont les qualités pour s’exprimer sur ce niveau de jeu. Le groupe bien que peu étoffé et après un passage difficile en Novembre/Décembre a su se remobiliser et se remettre dans le droit chemin pour progresser. Aujourd’hui les filles sont capables de jouer de manière très juste, avec beaucoup de bonnes intentions et une intensité élevée… mais pas sur la durée d’un match. Je pense que le plus gros souci à l’heure actuelle est le manque de rotation dans l’équipe.

Pour preuve le match de Clermont Ferrand (2ème de la poule) où les filles étaient parties à 7 et malgré cela, elles menaient au score à 4 minutes de la mi-temps… Dans notre sport, les rotations sont importantes car elles sont illimitées et permettent donc de pouvoir récupérer à certains moments.

Quel est l’objectif en terme de classement pour la prochaine saison ?

Les filles ont fixé leur objectif, avec lequel je suis d’accord : nous devons finir dans le Top 5. Maintenant je suis convaincu qu’il y a moyen d’être un peu plus ambitieux si certaines choses se passent !

Lorsque l’on évolue en Nationale 3 on se projette sur la Nationale 2. Et quand on évolue en Nationale 2 forcément on a un regard sur la Nationale 1. D’après vous que faudra-t-il mettre en œuvre sur le plan sportif pour y parvenir ?

Sur le plan sportif la logique reste pour moi toujours la même : plus on s’entraîne, plus on progresse.

La difficulté que nous connaissons est lié aux joueuses (étudiantes notamment) qui doivent partir un peu plus loin et qui n’ont donc pas les mêmes possibilités d’entraînement que des filles qui habitent à proximité. J’ai donc décidé de changer un peu la structure et les contenus d’entraînements, nous verrons si cela se passe bien et s’il y a un impact…

Votre regard ne se limite pas au champ sportif et vous observez les choses aussi de près sur le plan structurel. Vous avez par exemple initié puis largement contribué à la mise en place de la convention avec Sorgues. Selon vous, quels sont les domaines sur lesquels l’équipe dirigeante doit tout particulièrement agir pour faire de cette structure un club de Nationale 1… Pour avoir les moyens de ses ambitions ?

Effectivement, j’ai œuvré pour cette convention et je suis très content qu’on ait réussi à la mettre en place. Le travail avec le club de Sorgues n’a qu’un an, mais a déjà posé les bases d’une réflexion commune sur la formation de la jeune joueuse. C’est un projet qui se construit dans le temps, il faut donc être patient pour récolter les fruits de ce travail. L’ouverture vers d’autres structures me semble également être un point à réfléchir.

Les partenaires qui nous soutiennent (et que je remercie vraiment puisque mon poste est également lié à leur investissement), qu’ils soient publics ou privés doivent comprendre qu’aujourd’hui pour passer le cap du dessus nous avons encore plus besoin de leur soutien. Faire venir des joueuses ou des entraîneurs d’extérieur au Vaucluse doit devenir une priorité et pour cela l’augmentation de nos ressources me semble être un élément essentiel. Voilà ce qui me semble devoir devenir prioritaire pour l’équipe dirigeante !