Winston Churchill disait « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal: c’est le courage de continuer qui compte ». Cette devise, qui pourrait ou devrait être celle de chaque entrepreneur, est sans nul doute au cœur de la seconde naissance d’un projet qui a fait couler beaucoup d’encre, et entretenu encore plus de fake news : le parc aquatique de l’éco-quartier Beaulieu, un parc qui s’est d’abord appelé « Splashworld », et ouvre aujourd’hui pour sa 4e saison sous une nouvelle identité : Wave Island.

Jean-Philippe Cozon, président-directeur général de la société « Les Parcs du Sud », a fort aimablement accepté de répondre à nos questions, à deux jours a peine du premier des événements prévus pour l’ouverture du parc, en ce mois de juin 2018. Cet ancien prof de sport, dirigeant de centre de formation et d’établissement éducatif, est à mille lieux de son prédécesseur : courtois, précis, répondant à chaque question sans faux semblants. Rencontre avec un big boss qui n’a pas peur… des vagues.

La vague du redressement judiciaire

«  Nous le savons tous, la société Les Parcs du Sud était en redressement judiciaire et nous en sommes sortis le 20 décembre 2017, par décision du tribunal de commerce d’Avignon. Il a accepté un plan de continuation qui permet aujourd’hui à de nouveaux actionnaires de reprendre la maîtrise du capital de la société, par le biais d’une recapitalisation. Des actionnaires, existants dans le premier pool d’actionnariat sont monté au capital pour devenir majoritaires. Et les anciens dirigeants de l’entreprise nous ont quittés définitivement« .  Exit, donc, le franco-américain Frédéric Bouvard, et une bonne partie d’un actionnariat diffus qui semblait, vu de l’extérieur, plus soucieux de « faire un coup » que de développer une entreprise pérenne.

La vague du changement de nom

« Cette sortie du redressement judiciaire nous a permis de changer autant la composition du conseil d’administration que la gouvernance de la société. Nous sommes donc sur de nouvelles bases, et c’est ce qui nous a amenés, en janvier 2018, à changer le nom de notre marque commerciale : nous nous appelons aujourd‘hui « Wave Island, 100% glisse en Provence ». Un changement d’identité qui s’explique en grande partie par l’image désastreuse laissée, auprès du public comme des fournisseurs, par Splashworld. Mais pourtant, il ne s’agit pas d’un simple « ravalement de facade ». « Nous avons construit, pour cette saison 2018, une nouvelle thématisation, un nouveau parcours client, une nouvelle organisation des services, une restauration améliorée, et plus rapide« , explique le P-DG.

« Pour construire cette saison 2018, nous nous sommes appuyés sur ce que nous avons observé en 2017, mais aussi sur les retours d’expérience de nos employés et surtout de nos clients. L’augmentation du capital nous a permis de proposer de nouvelles attractions, et notamment une très grande piscine de 700m2, très ludique, avec un mur d’escalade, une slackline (fil de funambule 2.0, passant au dessus de l’eau, ndlr), un trempoline flottant, des bains massants, des cascades, des ombrages. Nous proposons aussi un village vacances d’une vingtaine de mobil-homes, tout à l’extrémité du parc, qui va permettre à toute une partie de notre clientèle de séjourner plus durablement« .

La vague de l’embauche

L’emploi est l’un des leviers important de développement économique, de cette nouvelle version du parc aquatique :  « Aujourd’hui, 30% des salariés des saisons précédentes sont revenus pour cette saison 2018. C’est un chiffre important, car beaucoup de nos saisonniers sont des étudiants, qui, heureusement, réussissent leurs examens, et partent vers de nouveaux horizons. Pour procéder aux recrutements, nous avons participé, autant que faire se peut, à tous les salons de ressources humaines organisés dans le Vaucluse. Car cela nous permettait d’aller au devant de la population, qui parfois a un petit peu souffert de la mauvaise relation avec l’ancien parc Splashworld » Car un recrutement, c’est aussi – et peut-être avant tout – une opération bien comprise de relations publique. « Nous avons ainsi pu récolter 1500 CV, et rencontrer individuellement chacun de ces candidats pour constituer l’équipe ». Aujourd’hui, le parc compte 320 salariés.

La vague d’un mois de juin infernal

L’ouverture officielle au public est prévue pour le samedi 9 juin. « Le 1er juin, nous avons accueilli les responsables de comités d’entreprises, mais aussi les dirigeants des grands parcs français. Pour donner toute sa place à cette nouvelle piscine, nous avons proposé une pool party les 2 et 3 juin, avec parking gratuit. Le mercredi 6 juin, nous allons accueillir 5000 invités gratuits venus des communes des Sorgues du Comtat, car c’est avant tout notre premier cercle de chalandise !

Mais Jean-Philippe Cozon et ses équipes en veulent encore plus : « Avec le soutien actif de la municipalité de Monteux, nous nous sommes donnés un challenge : accueillir le Festival international des sports extrême, le FISE Expérience, les 23 et 24 juin, sur le Lac de Beaulieu. Nous accueillerons ainsi des démonstrations très acrobatiques et spectaculaires de BMX Dirt de BMX Flat et de Wakeboard. Nous allons donc mettre en place pour cet événement un téléski nautique, qui restera ensuite, jusqu’à la fin de la saison, et pourra donc être utilisé par notre clientèle. » Bienvenue chez les surfeurs de l’été vauclusien !