Le Vaucluse fait figure de bon élève en matière de résorption de la fracture numérique. Pour cela, le département a su combiner mobilisation des acteurs privés du secteur et action publique volontaire.

Aujourd’hui, 79% des Français* assurent que l’absence ou une mauvaise connexion est un frein dans le choix d’un logement. C’est dire la contrainte que peut représenter une mauvaise connexion. Cela ne constitue cependant pas forcément une surprise à l’heure où les usages liés au numérique sont omniprésents dans notre quotidien. Car que ce soit pour consommer, travailler, regarder des vidéos ou même pour la domotique et les objets connectés, bénéficier d’une connexion internet de qualité dans son logement est devenu indispensable. De quoi mettre en lumière les inégalités entre les territoires urbains et ruraux.

Ainsi, les habitants des zones rurales sont deux fois plus nombreux (26%) à se plaindre de la qualité de leur connexion que ceux des grandes villes (13%). C’est donc pour lutter contre ces fortes disparités liées à une mauvaise couverture en Haut et Très haut débit de ces territoires ruraux, que le Conseil départemental de Vaucluse a lancé depuis 2011 un vaste plan le déploiement d’une infrastructure basée sur la technologie de la fibre optique via son Schéma directeur territorial d’aménagement numérique (SDTAN). Cette volonté s’articule autour de deux périmètres de déploiement public : l’un de 46 communes, confié à un opérateur privé (Orange), et l’autre de 105 communes, à la charge de Vaucluse numérique dans le cadre d’une délégation de service public. Et ça marche ! Le Vaucluse figure ainsi parmi les bons élèves en la matière. Côté privé, l’objectif est de raccorder 187 500 logements, soit 65% des 288 000 logements vauclusiens. Côté public, ce déploiement progressif a déjà permis de raccorder près de 300 lieux publics (hôpitaux, lycées, collèges…) ainsi que 10 000 premières prises pilotes. Les travaux de déploiement de 50 000 autres prises seront engagés fin 2017. Près de 3 164 km de câble optique seront ainsi déployés pour que la moitié des foyers vauclusiens de la zone d’intervention publique soit desservie avant 2020.

* Enquête OpinionWay pour Ariase Group publiée en mars 2017

320 antennes-relais

Depuis février dernier, les clients d’Orange de la ligne TGV entre Paris et Marseille bénéficient d’une connexion 4G très haut débit. Proposé sans coûts supplémentaire, ce service permet aux passagers de bénéficier d’une connexion permanente (hors passage dans les tunnels) pouvant atteindre 150 Mbits/seconde et ainsi permettre un téléchargement de 1,5 Go en moins de 4 minutes contre près d’un quart d’heure auparavant. Pour cela, l’opérateur a installé 20 antennes-relais disséminées le long des voies de la ligne à grande vitesse. Un chantier de 2 ans qui a nécessité la mobilisation d’une équipe de 150 ingénieurs et techniciens.

Un article publié par notre partenaire l’ECHO DU MARDI
dans son numéro spécial VAUCLUSE EN CHIFFRES 2017.