Comment vivent les habitants du Vaucluse ? Quels sont les enjeux qui se posent en matière d’accès au logement, à l’emploi, aux revenus et à l’environnement ? La qualité de vie présente un visage plutôt contrasté dans cet arrière-pays où la population reste jeune.

La population s’établit aujourd’hui à 554 000 personnes dans le plus petit des départements de la région (3 567 km2). Le territoire est bien densifié – 155 ha/km2 contre 115 au plan national – et par conséquent bien desservi en matière d’équipements et de services, en dehors des pays du Ventoux et du plateau de Sault. En y regardant de plus près, on peut distinguer deux typologies :
– un arrière-pays où l’accès à l’emploi est difficile, mais qui ne connaît pas les affres du dépeuplement. Les espaces naturels couvrent 90% de ce territoire qui gagne de la population au rythme de 1% par an depuis le début de la décennie. L’accès au foncier et au logement est facilité par une offre immobilière modérée. En revanche, la situation de la jeunesse est préoccupante. La part de jeunes non insérés atteint 30,5% contre 25,5% en moyenne régionale et près d’un jeune sur quatre est sans diplôme. En outre, les actifs en emploi perçoivent des salaires peu élevés et les frais de transports vers les bassins où ils travaillent expliquent une bonne part de leur précarité énergétique.
– un territoire attractif à caractère périurbain où la ville fait tache d’huile dans un Vaucluse qui se développe sur son versant ouest, le long du couloir rhodanien et dans la basse vallée de la Durance qui marque la frontière avec les Bouches-du-Rhône.

Un espace plus « métropolitain » avec son lot d’inconfort d’usage (pollution, embouteillages…) mais aussi de dynamisme économique et culturel porté par des cadres. Globalement, le taux de pauvreté atteint 20%  dans le Vaucluse, contre 17% en moyenne régionale, et 14% au niveau national. Pour remédier à cette situation, l’effort porte sur la nouvelle politique de la ville, ciblant en particulier le pôle d’Avignon où les revenus médians sont nettement plus faibles que partout ailleurs en région. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, une centaine de quartiers sont concernés par cette politique publique (Aix-Marseille, Avignon, Nice et Toulon.), dont 21 à Avignon.

4,3

Le nombre de mariages rapporté à la population définit le taux de nuptialité qui s’établit à 3,5 en France métropolitaine. Avec un taux de 4,3 – et près de 2 500 unions maritales en 2013 – le Vaucluse affiche le record national en matière de (nuits) de noces par habitant. Les divorces équilibrent le nombre de « Pacs » (1 300).

Un article publié par notre partenaire l’ECHO DU MARDI
dans son numéro spécial VAUCLUSE EN CHIFFRES 2017.