Entre la multiplication des travaux de modernisation des équipements de santé du département et la difficulté pour le monde rural à attirer des médecins, la santé en Vaucluse affiche un développement à deux vitesses.

L’année 2016, est celle de tous les chantiers pour les équipements de santé en Vaucluse. A Valréas, la restructuration de l’hôpital a débuté en septembre 2016. Des travaux en 2 phases, d’un montant de 8,83M€, qui dureront 40 mois avant de doter l’Enclave d’un outil entièrement modernisé d’ici la fin 2019. Au final, l’opération va permettre à l’établissement de disposer de 9 services permanents, dont celui des urgences fonctionnant 24h sur 24. A l’issue de ce chantier, l’hôpital de Valréas pourra alors pleinement jouer son rôle pivot en Haut-Vaucluse en lien avec le nouveau GHT (Groupement hospitalier de territoire départemental des hôpitaux de Vaucluse), qui a vu le jour depuis le 1er juillet 2016.

Dans ce cadre, l’hôpital de Vaison-la-Romaine va, lui aussi, bénéficier de travaux, pour un montant de 6,4M€. L’établissement voconce, qui a enregistré 9 000 passages aux urgences l’an dernier, va notamment être doté d’une unité de rééducation de l’équilibre et d’une nouvelle Unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD). Pour sa part, l’hôpital de Bollène devrait intégrer ses nouveaux locaux en 2019 alors que le Pôle santé de Carpentras et ses urgences, qui ont comptabilisé 29 103 passages l’an dernier, vont également être restructurés pour 7M€. Même le centre hospitalier d’Avignon, pourtant rénové il y a quelques années, a vu sa pharmacie entièrement reconstruite pour 920 000€. De quoi accueillir une quarantaine de personnes dont 9 pharmaciens sur un site comprenant 36 quais de chargement afin de gérer plus de 5 000 produits pharmaceutiques différents.

Toujours à Avignon, l’institut Sainte-Catherine a lancé ses travaux d’extensions. Un projet de 22M€, qui va notamment doter ce centre spécialisé dans le traitement contre le cancer de 52 postes ambulatoires (chimiothérapie), de 2 «bunkers» destinés aux traitements de radiothérapie de haute précision, d’un nouveau laboratoire où sera développée une plateforme de biologie moléculaire et d’un internat d’une dizaine de studios.

+7% de passages aux urgences

L’an dernier, le centre hospitalier Louis-Giorgi d’Orange a enregistré une augmentation de 7% du nombre de passages aux urgences. Dans le même temps, l’établissement de santé de la cité des princes a dénombré une hausse totale des hospitalisations de 1% pour un taux d’occupation de l’ordre de 90%. Par ailleurs, l’hôpital dirigé par Christophe Gilant a affiché plus de 55% de séjours dans le service de chirurgie ambulatoire et a réalisé 5 400 interventions au bloc opératoire en 2016. Un chiffre en hausse de 4%.

Un article publié par notre partenaire l’ECHO DU MARDI
dans son numéro spécial VAUCLUSE EN CHIFFRES 2017.