La tâche n’avait rien de facile. Mais Bernard Gonzalez, préfet de Vaucluse depuis presque 2 ans, a pourtant réussi haut la main à se faire entendre, autant que se faire respecter, des entrepreneurs du Vaucluse.

Avec son ton sans ambages, une liberté de parole fort appréciée par les petits patrons qui composent l’essentiel (93%) des entreprises du Vaucluse, le représentant de l’Etat est parvenu à faire entendre la parole difficilement audible d’un état régalien parfois mal perçu par les entrepreneurs. Mais aussi a écouter précisément les différends qui sont à l’origine de cette mauvaise image.

Ici en visite aux Pépinières du Comtat, une entreprise regroupant 11 producteurs de plants de vignes dirigée par Jean-François Barnier, Bernard Gonzalez a ainsi pu entendre l’inquiétude de cette profession, puisque Giovanni Varelli, président du Syndicat des producteurs de bois et plants de vigne du Vaucluse, est venu évoquer la situation de plus en plus difficile du secteur : il y a peu encore, la France était le leader mondial, elle vient de se faire dépasser par l’Italie en terme de production, et par l’Espagne en terme de surfaces cultivées. En cause, selon Giovanni Varelli et Jean-François Barnier : le durcissement des procédures de contrôles portées par France AgriMer, elles-mêmes mises en place selon eux pour compenser la baisse des effectifs d’agents de controles, situation kafkaïenne qui rend de plus en plus difficile l’exportation des plants de vignes, au profit donc des concurrents des pays voisins.