Comme l’affirme le communiqué de presse du Syndicat général des Vignerons des Côtes du Rhône, c’est à un « quatrième mandat offensif » auquel se prépare Philippe Pellaton, réélu à la présidence du Syndicat le 14 décembre 2017 lors d’un conseil d’administration à Rochefort du Gard.

« Je souhaite renforcer la protection de notre appellation, en particulier celle du nom Rhône, trop souvent utilisé, parfois par méconnaissance, par des producteurs situés en dehors de l’aire Côtes du Rhône ou ne respectant pas le Cahier des charges de l’appellation ».

Il a réaffirmé devant son conseil d’administration que le nom « Rhône » appartenait à l’appellation Côtes du Rhône. Seules les mentions « Cru des Côtes du Rhône » et « Vignobles de la Vallée du Rhône » (unité géographique plus grande que l’appellation) sont autorisées à condition qu’elles soient prévues par le Cahier des charges des appellations concernées.

« Dans un premier temps, nous allons faire de la pédagogie, de l’explication et de l’accompagnement pour rappeler les règles de la protection des appellations. Des protocoles d’accord seront proposés mais s’il le faut, nous n’hésiterons pas à aller au contentieux, appuyés par les Services de l’Inao et des Fraudes, avec le soutien d’Inter Rhône ».

Ce thème sera largement développé lors de la prochaine assemblée générale du Syndicat général, programmée le 25 janvier 2018. Par ailleurs, dans le contexte actuel d’usurpation d’appellation et de contrefaçon, le Syndicat général souhaite mettre en place un dispositif de type « timbre de garantie ». Parmi les différentes solutions existantes, l’une sera choisie et proposée aux caves coopératives, particulières et aux négociants volontaires.